Sonntag, 24. August 2008

VOOR EEN HUMANERE WERELD 1958 BOODSCHAP AAN DE JEUGD


Voor een humanere wereld
Boodschap aan de jeugd


In 1958 hebben de volkeren, verzameld op de Wereldtentoonstelling te Brussel, willen aantonen dat de vooruitgang van de wetenschap en de techniek ten dienste van de mens kan worden gesteld VOOR EEN HUMANERE WERELD.
Onze planeet is bewoond door drie miljard mensen. Zij schijnen zeer verschillend te zijn. En nochtans zijn zij allen mensen.
Een moeder heeft ieder van hen gedragen, gevoed, toegelachen;
Een vader heeft ieder van hen beschermd;
Een familie heeft ieder van hen genegenheid en bescherming verleend.
Zo opent ieder kind, de mens van morgen, zijn ogen op de wereld en kijkt de toekomst tegemoet.

Sedert duizenden jaren, overal in de wereld, zoekt de mens om zijn levensonderhoud te voorzien: door het plukken van vruchten, door de jacht, door de veeteelt, door de landbouw.
Zo werkt en strijdt iedere mens om zijn gezin te voeden.
En nochtans, meer dan de helft van de mensen lijden nog honger.
Over vijftig jaar zullen tweemaal zoveel mensen op onze planeet leven.
Hoe zullen zij zich voeden?

Sedert duizenden jaren, overal in de wereld, bouwt de mens zich een schuilplaats; dorpen of steden, oude of moderne, in Afrika of Europa, Amerika of Azië, leggen getuigenis af van zijn inspanningen, zijn vindingrijkheid.
Nochtans, miljoenen mensen leven nog in hutten en sloppen.

Sedert duizenden jaren, overal ter wereld, scheppen mensenhanden kunstvoorwerpen, schoonheid, meesterwerken.

Sedert duizenden jaren, overal ter wereld, zoekt de mens ontspanning, in de beoefening van de kunst, spel en sport…Hij zoekt rust in de natuur.

Sedert duizenden jaren, overal ter wereld, deelt de mens zijn kennis mede: door opvoeding, door onderwijs. Zo dragen het gezin, de school, de medematen er toe bij, om van het kind een man te maken.
Nochtans, miljoenen menselijke wezens leven nog in volkomen onwetendheid.

Thans overal ter wereld, gaat de mens onder het water, onder de grond, op de bergen, aan de polen, in de ruimte; hij ontdekt nieuwe grondstoffen, nieuwe krachtbronnen.

Thans overal ter wereld, staat de mens tegenover andere mensen: de ontwikkeling van de verkeersmiddelen en van de vervoermiddelen werken de contacten in de hand; afstanden vallen weg…mensen en volkeren leren elkaar beter kennen, beter begrijpen.

Thans, over ter wereld, kan de vooruitgang van de techniek, ten dienste van de mens worden gesteld: door de landbouw, door de bouwkunde, door het vervoer, door de nijverheid, door het aanwenden van de krachtbronnen.

Zo wordt de mens opgenomen in een nieuwe beschaving die weldra gemeen zal zijn aan het gehele mensdom; in Afrika, in Europa, in Amerika, in Azië, reeds overal dezelfde fabrieken, dezelfde werktuigen, dezelfde handelingen.

Doch om de mens een betere wereld aan te bieden, zal deze nieuwe beschaving de waardigheid van het mens-zijn moeten eerbiedigen: de honger bestrijden door een rechtvaardiger verdeling van de hulpbronnen, het onderricht bevorderen, de krotwoning opruimen, de ziekte bestrijden, de oorlog verhinderen.

Slechts door internationale samenwerking kan dit doel worden bereikt en zullen alle mensen in vrede leven, tot het einde van hun dagen.

Morgen zullen overal ter wereld de jongeren van vandaag – zoals trouwens alle godsdiensten en alle filosofieën het voorstellen – met elkander moeten leven, elkander begrijpen, elkander beminnen om een humanere wereld op te bouwen.
Dit is de boodschap van de Wereldtentoonstelling te Brussel aan de jeugd van de wereld.

Bron: Dit werk, een van de acht delen van het officiële Gedenkboek van de Algemene Wereldtentoonstelling te Brussel, werd ontworpen door Remi Van Waeyenberghe, uitgevoerd door de Dienst der Uitgaven van het Commissariaat-Generaal van de Tentoonstelling, technisch verzorgd door Albert van den Branden de Reeth, volgens een maquette van Jean-Louis Duchêne. Het kwam op 1 september 1959 van de persen van de Etablissementen C. Van Cortenbergh te Brussel. Verantwoordelijke uitgever: Commissariaat van de Tentoonstelling 1958, Meiselaan, Brussel 2.

Freitag, 22. August 2008

ROUMANIE: Il était une fois...en 1968

NICOLAE CEAUSESCU
Secrétaire général du C.C. du P.C.R.
Président du Conseil d’Etat

DISCOURS PRONONCE À L’ASSEMBLEE POPULAIRE QUI A EU LIEU A BUCAREST PLACE DU PALAIS DE LA RÉPUBIQUE
Le 21 août 1968

Chers camarades,
Chers citoyens,

Dans ces moments difficiles pour le peuple frère tchécoslovaque, pour la situation en Europe, je désire m’adresser à vous, au nom du Comité Central, du Conseil d’Etat et du gouvernement, exprimant notre pleine confiance en la résolution du peuple roumain d’assurer l’édification pacifique du socialisme dans notre patrie.
La pénétration en Tchécoslovaquie des troupes des cinq pays socialistes constitue une grande faute et un grand danger pour la paix en Europe, pour le sort du socialisme dans le monde. Il est inconcevable dans le monde actuel, où les peuples se lèvent à la lutte pour défendre leur indépendance nationale, pour l’égalité en droits, qu’un Etat socialiste, que les Etats socialistes violent la liberté et l’indépendance d’un autre Etat. Il n’existe aucune justification, l’on ne saurait accepter aucun motif pour admettre, un moment seulement, l’idée de l’intervention militaire dans les affaires d’un Etat socialiste frère.
Notre délégation du Parti et de l’Etat, qui a visité au cours de la semaine dernière la Tchécoslovaquie, a acquis la conviction que le peuple tchécoslovaque, le Parti Communiste de Tchécoslovaquie, la classe ouvrière tchécoslovaque, les, vieux, les femmes, les jeunes, appuient à l’unanimité la direction du Parti et de l’Etat dans l’effort visant à améliorer les états de choses négatifs, légués par le passé, à assurer le triomphe du socialisme dans ce pays.
Le problème du choix des voies de l’édification socialiste est un problème de chaque parti, de chaque Etat, de chaque peuple. Nul ne peut s’ériger en conseiller, en guide, en ce qui concerne la manière dont il faut édifier le socialisme dans un autre pays. Nous estimons que, pour établir les relations entre les pays socialistes, entre les partis communistes, sur des bases réellement marxiste-léninistes, il faut, une fois pour toutes, que l’on mette fin à l’immixtion dans les affaires d’autres Etats, d’autres partis.
Dans le cadres des mesures que le Comité Central, le Conseil des Ministres et le Conseil d’Etat ont décidé d’adopter, l’on envisage de soumettre à la Grande Assemblée Nationale une déclaration précisant la manière dont nous entendons édifier nos relations avec les pays socialistes, avec tous les pays du monde, sur la base du respect de l’indépendance et de la souveraineté nationale, de la parfaite égalité en droits, de la non-immixition dans les affaires intérieures, notre désir d’établir ces relations sur une coopération réellement marxiste-léniniste, qui puisse contribuer au triomphe des idées de Marx, Engels et Lénine, au triomphe du communisme, de militer pour le rétablissement de l’autorité et de la confiance dans les idées du marxisme-léninisme.
Nous avons décidé de procéder, à partir d’aujourd’hui, à la constitution des gardes patriotiques, composées d’ouvriers, de paysans et d’intellectuels, défenseurs de l’indépendance de notre patrie socialiste. Nous désirons que notre peuple possède ses unités armées pour défendre ses conquêtes révolutionnaires, pour assurer son travail pacifique, l’indépendance et la sécurité de la patrie socialiste.
Nous partons dans notre activité de la responsabilité qui nous incombe devant le peuple, devant tous les travailleurs, sans distinction de nationalité. Nous tous – Roumains, Hongrois, Allemands et d’autres nationalités – nous avons les mêmes aspirations – l’édification du communise dans notre patrie – et nous sommes décidés à assurer, en parfaite unité, la réalisation de cet idéal.
Il a été dit qu’en Tchécoslovaquie il existe le danger de contre-révolution ; il y a aura peut-être demains certains qui diront qu’ici, dans cette assemblée, se manifestent des tendances contre-révolutionnaires. Nous répondons à tous : le peuple roumain tout entier ne permettra à personne de violer le territoire de notre patrie.
………………..
Nous prions les citoyens de notre pays de manifester – ayant pleine confiance dans la direction du Parti et de l’Etat, dans notre Parti Communiste – une parfaite unité, d’agir calmement et fermement. Que chacun, sur son lieu de travail, décuple ses efforts pour assurer la réalisation du programme de développement de notre société socialiste. Soyons prêts, camarades, à défendre à tout moment notre patrie socialiste, la Roumanie.
Je remercie tous les citoyens de la capitale de notre patrie pour cette manifestation chaleureuse, tous les habitants de notre patrie pour la confiance qu’ils nous témoignent, je vous remercie pour l’attention de notre parti. Nous vous souhaitons, camarades, pleine santé, du succès dans l’activité que vous déployez pour le triomphe du socialisme dans notre patrie. Nous vous prions, camarades, de retourner à votre activité ; ayez confiance, car nous vous tiendront au courant du déroulement des évènements.
Au revoir, camarades !

Source : Principes fondamentaux de la politique extérieure de la Roumanie Éditions MERIDIANE Bucarest 1968

Qu’en penser ?

*Il y a "marxisme-léninisme" et « marxisme-léninisme »
*L’impérialisme international après une sympathie feinte pour la politique d’indépendance de la R.S. de Roumanie est passé aux calomnies les plus abjectes contre le Président CEAUSESCU et son épouse, avec l’approbation du che de fil des traîtres Mikhaïl GORBATCHEV.
*En fin de parcours le Président roumain a été trahi par les félons qui l’entouraient tant au Comité Centrale que dans la Grande Assemblée Nationale, soutenus par les « services spéciaux » de pays voisins et autres.
* La contre-révolution en Roumanie à fait de la casse, même au sein du P.T.B/PvdA...
* La leçon : Méfiez-vous des apparences et des faux amis !

Donnerstag, 21. August 2008

Marguerite BERVOETS, Vertaalster van Hilda CASTEELS


MARGUERITE BERVOETS,
VERTAALSTER VAN
HILDA CASTEELS

"Marguerite BERVOETS behoort tot hen, aan wie wij een perpetuele erkentelijkheid schuldig zijn. De namen van degenen die voor het Vaderland vielen vereeuwigen en verheerlijken is een moreel imperatief.
Hun levensgeschiedenis is een ode aan de deugd van de moed. Dat komt omdat uit hun offer een immer ontroerende schoonheid ons tegemoet straalt, die bewondering opwekt, en menigmaal ook een traan. Ook Marguerite BERVOETS, onze heldin, heeft haar plaats in deze elite die een land zich tooit. Zij is een voorbeeld. Men mag haar nooit vergeten.”[1]

Deze jonge vrouw van bij ons, Waalse met een Vlaamse familienaam, had die ziel van en dichteres, was een veelbelovende en talentvolle letterkundige. Haar oeuvre omvat vooreerst haar prille jeugdwerk, een opmerkelijke dichtbundel Chromatisme, in 1931 voor eigen rekening uitgegeven bij Vanderlinden te Brussel. De sporen waren toen reeds gezet: ze vond haar plaats binnen de literaire school van het symbolisme. Inderdaad, zal haar verhandeling en latere doctoraatsthesis gewijd zijn aan de Franse dichter van Belgische afkomst André FONTAINAS,[2] en tevens liet ze ons haar Concerto héroïque, rijp symbolistisch proza. In dezelfde trend schreef ze nog verscheidene gedichten. Ook deed ze aan hoogwaardige literatuurkritiek. Last but not least, vertaalde ze uit het Vlaams sprookjes geschreven door haar studievriendin Hilda CASTEELS[3].

[1] Lucienne BALASSE - De GUIDE : Marguerite BERVOETS, une héroïne (gedenkmonografie minstens 85 uitgaven tussen 1947 en 1961 bij de uitgever Renaissance du Livre. Er verscheen ook een Vlaamse versie)
[2] De doctoraatsthesis van Marguerite BERVOETS L’ŒUVRE D’ANDRE FONTAINAS werd postuum uitgegeven door de Académie Royale de Langue et de Littérature Françaises de Belgique Mémoires- Tome XVIII, Brussel 1949.
[3] Hilda CASTEELS, geboren te Mechelen op 19 april 1914, dochter van Karel CASTEELS, gezworen vertaler en expertboekhouder, auteur van ‘Van schaduw tot licht’. Zij studeerde, tezelfdertijd als Marguerite, aan de ULB klassieke filologie en behaalde de graad van licentiaat. Ze schreef sprookjes, met een hoogwaardige morele inhoud die echter toch wat zware lectuur voor kinderen zijn. Ze schreef ook Korè een roman in dagboekvorm en Blond Miesje ontdekt Afrika een mooi meisjesboek over Belgisch Kongo. Zij overleed op 30 okotober 1940 in het ziekenhuis van Katana, in Belgisch Kongo, waar ze in 1938 haar man gevolgd was. Biografie door Emiel H. FREDRIX : Een Vlaams kinderschrijfster : Hilda CASTEELS. Met dank aan dhr Axel VAECK en Marina PAUWELS van het Stadsarchief van de Stad Mechelen evenals aan Villa Kakelbont te Antwerpen.
Uit : Shmiel Mordche BORREMAN Waarom Marguerite Bervoets?
In: Nostalgie de Vivre Marguerite Bervoets La Louvière 1914 - Wolfenbüttel 1944 CMB La Délivrance 2004 (Plaquette)

In Memoriam Marguerite BERVOETS

Isabel RODRIGO-DAFOS


CONCERTO HEROÏQUE,
UNE TRAME DE PARTITION



Si Marguerite BERVOETS avait su développer ses dons et sa grande intuition de musicienne, elle aurait sans doute pu composer d’elle-même ce Concerto Héroïque.
Faute de parvenir à en réaliser la partition, elle se mit à en tracer la trame – elle y consacra beaucoup de passion et d’énergie; - aussi du temps.
Trois rêves d’amour et de mort qui lui reviennent de Temps déjà lointains.
Elle se laisse emporter par ce Passé à tout jamais disparu; elle veut en revivre quelques bribes …
Ces Personnages sont devenus des Ombres: seule la musique saurait peut-être nous les ramener à la mémoire – IN MEMORIAM …
Amour, passion, jalousie, déceptions, bruit de batailles, nostalgie …
Le lot ordinaire de l’être humain.

Kulturvolles Leben, vor allem aber Lebensbejahung!

DEUTSCHE DEMOKRATISCHE REPUBLIK

Pulsschlag der Arbeit,
Kulturvolles Leben,
Sonne über fröhlichen Menschen,
sich im regennassen Asphalt spiegelnde Lichter,
vor allem aber Lebensbejahung
bestimmen den Berliner Alltag

(aus dem Bildband: Deutsche Demokratische
Republik Sachsenverlag Dresden 1962)

Wer sich auf dieses Bild erkennt, ist freundlich
eingeladen sich zu melden: es erwartet Sie eine
fröhliche Überraschung!

Mittwoch, 20. August 2008

Kameraad HUA GUOFENG overleden


Beijng, 20 aug. De voormalige premier van China, Hua Guofeng, is op 87-jarige leeftijd overleden. Dat heeft het Chinese staatspersbureau Xinhua vandaag bekendgemaakt.
Hua werd in 1976 gekozen tot premier van China. De grondlegger van de volksrepubliek, Mao Zedong, wees op zijn sterfbed Hua ook aan als zijn opvolger als voorzitter van de Communistische Partij van China. M. Hua overleed woensdagnamiddag na een lange ziekteperiode. Geboren in 1921, trad hij einde der jaren 30 tijdens de anti-Japanse bevrijdingsstrijd tot de Chinese Communistische Partij.Hua, bijgenaamd ‘Wijze Leider', maakte een einde aan de Culturele Revolutie, de maatschappelijke omwenteling die Mao wilde bewerkstelligen. Enkele jaren later werd Hua aan de kant geschoven door revisionistische sterke man Deng Xiaoping.

Montag, 18. August 2008

Le Congo du Fétiche à l'Uranium (2)


LE CONGO DU FÉTICHE A L'URANIUM (Extrait n°2)


Voici quatre-vingt ans, les Hollandais de Boma et Banana, tous un peu négriers, faisaient prendre par les cargos bananiers les hommes de ces régions en échange de verroteries et d’un peu d’alcool de Schiedam, ce tord-boyaux blanc qu’en argot du pays on appelle encore du gin.
Ces horreurs ont été balayées par nos administrateurs et par nos bulldozers ? Les grandes compagnies comme la Société des Produits et la Société de Colonisation au Mayumbe, nous y reçoivent aujourd’hui dans des « guest houses » où j’ai vécu, en 1952, la vie de château. Des boys (encore des boys ! il faut bien…) à tête de chocolat, surgissant de leurs vareuses méringue, me servaient des cœurs de palmier froids à la vinaigrette (goût d’asperges) et de l’avocat (goût d’artichaut), puis le même cœur de palmier au gratin soufflé, puis un rôti de bœuf au goût parfaitement bruxellois. Le cordon bleu de feu Calderoli, au Carlton du boulevard de Waterloo, ne fait pas mieux. Inde confortable, celle de Kipling mais sans la « sueur vénéneuse de la jungle ». Les antilopes et les panthères ont à peu près déserté cet Eden mais les araignées sont toujours là, araignées géantes apparaissant, à notre première inadvertance, à notre moindre défaillance, sur le pavement de nos salons ; cancrelats monstres et bien nourris, saturés de nos provisions belges ; tous les insectes et tous les moustiques, à commencer par les maringouins, gros comme des bêtes d’orage et qui nous infligent des piqûres minuscules, petites plaques rouges comme des confetti. Sous ma fenêtre, la nuit, un vieux Noir prend la faction, accroupi devant son feu de bûches, soufflant sur les tisons ardents et comptant les étoiles, Grande Ourse et Croix du Sud. Roulé dans sa couverture rouge ocellée, il joue avec ses braises enflammées et son minuscule piano primitif à neuf lamelles et il écoute les Voix de la Nuit.
Cette Forêt est à lui, le premier Occupant et tous ces Evolués, ces employés, ces « clercks », ce sont les amis intéressés de l’Occupant nouveau. Nous sommes des étrangers, des blancs, un Etat aux machines irrésistibles avec qui le Noir est avisé ; le Noir le moins fanatique (il n’est presque jamais fanatique) se dit qu’il faut composer. A ses amis, à ses chefs, à ses enfants il répète :
« Soyons réalistes ». Voilà pourquoi, quittant le milieu coutumier, il passe au « Centre extra-coutumier ».

Charles d‘Ydewalle Le Congo du Fétiche à l’Uranium Ed. Cuypers Bruxelles 1953

Sonntag, 17. August 2008

O58: een (terug)blik op de toekomst

DeInIAntwerpenaar

O58’: een (terug)blik op de toekomst

De Expo van 1958 stond vooral symbool voor het toenmalige geloof in techniek en vooruitgang. Maar wat is er terechtgekomen van die dromen en verwachtingen? En hoe kijken we vandaag naar de toekomst?
Deze vragen worden vanaf 13 april beantwoord tijdens ‘O58’, een veelzijdig project van de stedelijke Erfgoedcel Antwerpen MAS in samenwerking met tal van andere partners.

Het volledige programma met data en locaties van ‘O58’ vindt u op de website www.erfgoedcelantwerpen.be/58


O58’
“Met de toekomst mag ook gelachen worden”

Precies een halve eeuw geleden vond in Brussel de wereldtentoonstelling plaats. Ook bij veel Antwerpenaars spreekt de Expo ’58 nog steeds tot de verbeelding. Het project ‘O58’ biedt vanaf 13 april een veelzijdige terugblik. Zo kan u gaan kijken naar een documentaire met getuigenissen van mensen die erbij waren.
De joodse Antwerpenaar Shmiel Mordche Borreman is een van hen: “De clown Popov maakte
ons aan het lachen met een act over ‘het restaurant van de toekomst’.” Shmiel Mordche Borreman woont al vijftien jaar in Antwerpen, maar is geboren en getogen in Brussel. Toen hij zeven was, namen zijn grootouders hem mee naar de wereldtentoonstelling. “Dat was in juli ’58, tijdens het hoogtepunt van de Expo”, herinnert hij zich. “Ik was er als jonge knaap erg onder de indruk van de moderne architectuur. Vooral het Nederlandse paviljoen, met zijn dijken en vuurtorens, vond ik heel knap. In het paviljoen van Sabena mocht ik aan boord van de Caravelle, een nieuw type vliegtuig dat veel bekijks had. Ik ben ook gaan kijken naar het Circus van Moskou. De wereldberoemde clown Oleg Popov maakte de bezoekers aan het lachen met een act over ‘het restaurant van de toekomst’. Dat was een zelfbedieningsrestaurant met allerlei technische snufjes die natuurlijk voor praktische problemen en hilarische toestanden zorgden. Popovs parodie was in feite een kritisch commentaar op het vooruitgangsgeloof van toen. Hij leek te willen zeggen dat je ook mag lachen met de toekomst. En dat hebben we zeker gedaan!”

Hoop en geloof
In de jaren vijftig lag de wereld nog open voor de piepjonge Borreman. Maar hoe kijkt hij vandaag naar de toekomst? “Als chassidische, orthodoxe jood kan ik mijn blik op de toekomst niet loskoppelen van mijn geloof”, aldus Borreman. “In de joodse religie staat de Messiaanse boodschap centraal: de hoop en het vertrouwen in de komst van een rechtschapen heiland die de mensheid zal verlossen. Wanneer de Messias komt, is niet duidelijk. Maar volgens de heilige schriften kunnen de joden dat bespoedigen door zich goed te gedragen. En daar probeer ik mijn steentje toe bij te dragen.”

’t stad in
Bestandsformaat: PDF/Adobe Acrobat - HTML-versieShmiel Mordche Borreman bij de wat vreemdsoortige lichtzuil in de Expohal te. Deurne. ... De joodse Antwerpenaar Shmiel. Mordche Borreman is een van ...www.antwerpen.be/.../Marketing_en_communicatie/MC_Com/DenAntwerpenaar/2008/April2/20080415_DA_p13_79kB.pdf - Gelijkwaardige pagina's

Expo '58 in Antwerpen
De Erfgoedcel Antwerpen kreeg de coördinatie en focust zich op het geloof in de toekomst en de vooruitgang die zo kenmerkend waren voor de ...users.pandora.be/denbrabo/artikels/ttexpo58.htm - 14k - In cache - Gelijkwaardige pagina's

Achtergrondinfo getuigen
Naam: Shmiel Mordche Borreman. Leeftijd 01958: 7. Leeftijd 02008: 57. Beroep 01958: Schooljongen. Woonplaats 01958: Vorst ...www.erfgoedcelantwerpen.be/item.php?itemno=19_124_125_136&lang=NL&PHPSESSID=3981e50354d038b6f7f - 38k - In cache - Gelijkwaardige pagina's

Freitag, 15. August 2008

Albert EINSTEIN, Quote


Quote: "Great spirits have always found violent opposition from mediocrities. The latter cannot understand it when a man does not thoughtlessly submit to hereditary prejudices but honestly and courageously uses his intelligence."

Albert Einstein (1879-1955) Physicist and Professor, Nobel Prize 1921

Manfred LIEBSCHER Im Paradies der Erinnerungen...



Manfred LIEBSCHER 
Im Paradies der Erinnerungen… 
Autobiographie
(3.Auflage 2007)

Vorwort von Gisela KARAU

Dieses Buch erschließt sich dem Leser unkommentiert. Der Verfasser hat unterschiedliche Berufe ausgeübt, war Knecht beim Bauern, Bergarbeiter in der Wismut, lernte Sattler, wurde Volkspolizist und schließlich Offizier des Ministeriums für Staatssicherheit. Es war ihm nie in den Sinn gekommen, sich als Schriftsteller zu versuchen, obwohl er Talent dazu besitzt. Er kann schreiben, weil er denken kann.
Manfred Liebscher prüft den Wert seiner Erinnerungen, überzeugt, dass sein Dasein, sein Hiersein Spuren hinterlässt, "so wie die Papillarlinien der Finger", sagt er als Kriminalist. Er besteht darauf, dass die Familiengeschichten der kleinen Leute nicht weniger spannend sind als die der Monarchen. Als wir uns Anfang der neunziger Jahre zum ersten Mal begegneten, schilderte er mir die Überlegungen, die der Dresdener Fürstenzug bei ihm ausgelöst hat, jene überdimensionale Darstellung der Ahnenreihe des sächsischen Adels weckte in dem unehelich geborenen Häuslersohn die trotzige Frage nach den eigenen Vorfahren.
Der Mann aus dem Erzgebirge, der als Junge durch Berge und Wälder stromerte und davon träumte, Förster zu werden, geriet über die Volkspolizei in jene heute dämonisierte Berufsgruppe, für die man sich nicht bewerben konnte. Von der Staatssicherheit wurde man geworben, und Liebscher, in seiner Bescheidenheit erstaunt über das Vertrauen, das ihm entgegengebracht wurde, sagte nicht nein. Er hat es nach dem Studium an der Juristischen Hochschule in Potsdam-Eiche bis zum Oberstleutnant gebracht. Wie, das beschreibt er mit erfrischender Selbstironie.
Nach dem Erscheinen meines Dokumentarbandes „Stasiprotokolle“, für den er mir neben dreizehn anderen ehemaligen Offizieren ein offenherziges Tonbandinterview gegeben hat, bekam er Lust, sich selbst an die Schreibmaschine zu setzen. Seine durch die Hasskampagnen gegen Seinesgleichen angeschlagenes Selbstwertgefühl war durch unsere Gespräche genesen, er hatte endlich einmal zusammenhängend über seinen Werdegang und die Motive seiner Entscheidungen reden können und entschritt ein Stück aufrechter, als er gekommen war. „Was soll ich eigentlich verbrochen haben?“ fragte er mich und sich. Das Staats-Archiv, in dem er gearbeitet hatte, wurde vom Bundesarchiv als gut funktionierende Einrichtung geschätzt und übernommen, auch er noch für kurze Zeit. Dann ging er in Rente.
Er weiß viel, und was er nicht wußte, hat er recherchiert und nachgelesen. Sein Buch enthält neben dem Familiären Wissenswertes über die deutsche Geschichte; über die Kriegsgründe und Kriegsverbrechen, mit denen er als Referatsleiter der MfS-Behörde in Berlin-Hohenschönhausen befaßt war. Dort lagerten Akten der Gestapo, der SS, des Freislerschen „Volksgerichtshofes“, eine für ihn erschütternde Lektüre, die über das Ausmaß des Terrors gegen antifaschistischen Widerstandskämpfer Auskunft hab. Neuntausend laufende Meter Akten des dritten Reiches, zu großen Teilen von der sowjetischen Besatzungsmacht an die DDR übergegeben, standen zu Verfügung. Mit Hilfe dieses Beweismaterials konnte noch so mancher untergetauchte Nazi-Verbrecher dingfest gemacht werden, zum Beispiel der SS-Strolch Henry Schmidt, der Verantwortliche für die Deportation der Dresdner Juden. In den neunziger Jahren wurde gegen den Ermittler Liebscher ermittelt, da er auch mit der Verfolgung politischer Straftaten in der DDR zu tun hatte. Ein bei einem Fluchtversuch geschnappter ehemaliger Grenzoffizier hatte ihn angezeigt. Interessant zu wissen, daß von den rund 20 000 Verfahren der ZERV (Zentrale Erfassungsstelle für Regierungskriminalität in der DDR) 19 000 eingestellt wurden. Nicht alle rachsüchtigen Denunzianten hatten vor sachlich prüfenden Richteraugen Bestand. Manfred Liebscher wurde bestätigt, daß er sich keines Rechtsbruches schuldig gemacht hat. Das war das Ende einer Periode schlafloser Nächte. Er kann heute mit Gelassenheit darüber schreiben.
Sein Buch ist wohltuend unaufgeregt, doch von einem stillen Schmerz durchzogen über den Untergang der Republik, der Heimat der kleinen Leute. Er hat es für seine Enkel gedacht. Auch andere werden es mit Gewinn lesen, meine ich.

Bestellen: NORA Verlag kontakt@nora-verlag.de

ISBN (13) 978-3-935445-78-8
ISBN (10) 3-935445-78-4

GENERAL DE GAULLE Citation


Général DE GAULLE


« Que sera 1968? L’avenir n’appartient pas aux hommes… »
Allocution radiotélévisée, 31 décembre 1967


Jean LACOUTURE: Citations du président de Gaulle

Ed. Seuil Politique 1968 p.163

Donnerstag, 14. August 2008

In Memoriam Nadia BORREMANS




IN MEMORIAM




Lieve vriendin




Nadia
SCHRUWS-BORREMANS

(1954-1984)



Je blijft onvergetelijk!

LESSING ZITAT


LESSING: Zitat

Quote: "Read, every day, something no one else is reading. Think, every day, something no one else is thinking. Do, every day, something no one else would be silly enough to do. It is bad for the mind to continually be part of unanimity."
Gotthold Ephraim Lessing (1729-1781) German Dramatist

JOSEPH: LE RETOUR! (PAN)




J.V. STALINE




JOSEPH: LE RETOUR!


Le départ pour le paradis du très pieux Soljenitsyne, l’homme qui réclamait le rétablissement de la peine de mort pour les “terroristes Tchétchènes” (illustrant ainsi à ses dépens le constat gaullien: “la vieillesse est un naufrage ! »), a été l’occasion de rappeler que Jojo Staline, l’ogre géorgien que le défunt écrivain russe ultra réac’ vomissait, est célébré dans l’ancien pays des soviets comme « la personnalité historique la plus glorieuse de Russie ». Celui qui, avec Hitler (plus quelques autres : Mao, Pol Pot, Saddam Hussein, Oussama Ben Laden, détrônés depuis peu par Mahmoud Ahmadinejad), incarne Satan et le mal absolu pour les Occidentaux, n’a jamais été aussi populaire à L’Est depuis la perestroïka ! Et une majorité de ruskofs osent se dire désormais nostalgiques de la « grande époque stalinienne » ! Tiens tiens : dans la tête des gens, et surtout dans leur porte-monnaie, le libéralisme, le marché, le libre échange et tutti quanti, ne seraient donc pas aussi triomphants qu’on le dit ? Moralité : comme Hergé le disait, il faut toujours se méfier des buveurs de vodka…

Source : PAN (n° 3318), le seul et unique journal belge auquel il vaut la peine de s’abonner

Mittwoch, 13. August 2008

Le Congo du Fétiche à l'Uranium (1)

LE CONGO DU FETICHE A L’URANIUM

Les Portugais, ces maîtres navigateurs, se contentaient sagement des côtes où ils avaient des « comptoirs » ou « établissements ». La piste et la brousse leur déplaisaient pour qu’ils y insistassent. Un journaliste anglais ayant découvert le bassin du Congo, l’offrit au Roi des Belges, parce que ce majestueux burchgrave, enfermé dans ses serres de Laeken, était seul à le réclamer. L’Angleterre de Gladstone, saturée de conquêtes, faisait une crise de libéralisme et refusait ce cadeau monstrueux dont Disraeli ou Joe Chamberlain n’eussent fait qu’une bouchée. Bismarck, en 1880, se gaussait des colonies comme de tout ce qui s’éloignait de l’axe Londres-Berlin et professait que tout le Balkan ne valait pas « les os d’un grenadier poméranien », tandis que le radical Clemenceau interdisait à sa génération de quitter de ses yeux « la ligne bleue des Vosges ».
La brousse congolaise fut happée par Léopold II à cause, précisément, de sa démesure. Personne n’en voulait dans l’immédiat.

Charles d‘Ydewalle Le Congo du Fétiche à l’Uranium Ed. Cuypers Bruxelles 1953 p.12

Dienstag, 12. August 2008

13.AUGUST 1961: SICHERUNG DER STAATSGRENZE DER DDR




13.August 1961, Sonntag:


Sicherung der Staatsgrenze der DDR

Unterschrift der Karikatur: ‚Es lebte sich prächtig, wenn man in Westberlin arbeitete, sein Geld zum Schwindelkurs umtauschte und die sozialen Errungenschaften der DDR nutzte’.
Glück und Frieden soll jeden beschieden sein! Im August 1961 haben die Kampfgruppen der Arbeiter und die Nationalen Streitkräfte den Frieden in Deutschland verteidigt
Bildband Deutsche Demokratische Republik Sachsenverlag Dresden 1962 S.6

Besuche: http://www.dreizehnter-august.de/

Chr. DERAUW: Hommage à la Résistante Marguerite BERVOETS

Hommage à la Résistante Marguerite Bervoets (1914 - 1944)
Par Christian Derauw le vendredi, novembre 9 2007, 12:00 - Communiqué - Lien permanent
M. Courtois
Le 11 novembre est le Jour du Souvenir durant lequel on célèbre l’Armistice. Cette date est également celle de la Journée nationale de lutte contre la violence faite aux femmes. La Commune de Forest saisit cette double occasion pour inaugurer la nouvelle plaque commémorative en hommage à la Résistante Marguerite Bervoets exécutée par les Allemands en 1944. La cérémonie se déroulera ce lundi 12 novembre de 10h00 à 11h00 à l’angle de la chaussée de Bruxelles et de la rue Marguerite Bervoets.
Le 11 novembre est le Jour du Souvenir durant lequel on célèbre l’Armistice. Cette date est également celle de la Journée nationale de lutte contre la violence faite aux femmes. La Commune de Forest saisit cette double occasion pour inaugurer la nouvelle plaque commémorative en hommage à la Résistante Marguerite Bervoets exécutée par les Allemands en 1944. La cérémonie se déroulera ce lundi 12 novembre de 10h00 à 11h00 à l’angle de la chaussée de Bruxelles et de la rue Marguerite Bervoets.
Qui est Marguerite Bervoets ?
Née à l’aube de la première guerre mondiale à La Louvière, Marguerite vouera sa vie à la littérature. Lectrice passionnée, elle s’inscrit à la Faculté de Philosophie et Lettres (Philologie romane) de l’ULB en 1932. Elle consacra son mémoire au poète André Fontainas avec qui elle entretiendra une relation privilégiée. Diplômée en 1936, elle enseigna à l’Ecole Normale de Tournai jusqu’à l’invasion allemande en 1940.Toute sa (courte) vie elle écrira. Des poèmes et, surtout, une correspondance qui constituent aujourd’hui des témoignages exceptionnels.En 1941, elle entre dans la Résistance. Elle publie un journal clandestin « La Délivrance », aide des parachutistes alliés, cache des armes et est chargée de récolter des informations. En août 1942, elle est arrêtée alors qu’elle photographie le champ d’aviation de Chièvres. Condamnée à mort, elle sera décapitée à la hache à la prison de Wolfenbüttel, le 7 août 1944. Avant de mourir elle faisait parvenir à sa mère les mots suivants :Dites-lui que je suis tombée pour que le ciel de Belgique soit plus pur, pour que ceux qui me suivent, puissent vivre libres comme je l'ai tant voulu moi-même; que je ne regrette rien malgré tout.
Un nouvel hommage
A la Libération, Marguerite Bervoets devint une figure marquante, presque mythique, de la Résistance belge, en particulier de l’engagement des femmes dans le mouvement. Des rues et équipements publics portent son nom à La Louvière, Mons, Tournai et Bruxelles. C’est également le cas à Forest où, petite fille, Marguerite avait l’habitude de passer ses vacances chez son oncle et sa tante. Ceux-ci habitaient au 46 de l’avenue Van Volxem dont le jardin donnait sur les terrains vagues de la rue du Petit Déversoir (actuelle rue Bervoets). Après la Guerre, une première plaque avait été apposée par son oncle là où, enfant, elle aimait jouer.En 1992, la plaque fut retirée momentanément afin de permettre le ravalement de la façade de la maison sur laquelle elle était fixée. Elle ne fut jamais réinstallée et, pire, son encadrement de bronze fut perdu, raconte Marianne COURTOIS, l’échevine des Travaux publics. C’est pour réparer cet outrage à la mémoire d’une femme exemplaire que, dès notre arrivée aux affaires de la Commune, nous avons fait réaliser la nouvelle plaque aujourd’hui inaugurée. Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez... (JF)Des écoliers de l’Ecole Arc en Ciel seront présents. Depuis plusieurs jours, ils préparent cette cérémonie en étudiant la vie et les lettres de la Résistante. Par ailleurs, une élève de l’Académie de Forest fera lecture du « Testament Moral » de Marguerite Bervoets.Car, pour la Bourgmestre Magda De Galan ainsi que pour l’Echevin des Ententes Patriotiques Marc-Jean Ghyssels, les cérémonies aux morts de la Guerre, ne concernent pas que les plus anciens d’entre-nous. Au contraire, elles sont une opportunité de transmettre la mémoire, dans le cadre d’un vrai travail pédagogique. Elles constituent également des occasions rares de rencontre et de dialogue intergénérationnels entre les anciens combattants, déportés, prisonniers et les écoliers forestois. Car les enfants de nos écoles ne sont pas tous éloignés de l’horreur de la guerre. Qu’ils viennent de Yougoslavie, du Rwanda ou d’ailleurs.

Montag, 11. August 2008

LUCY LEROY: HISTOIRE D'UNE AMITIE


Lucy LEROY

HISTOIRE D’UNE AMITIÉ :


Le 7 août 1944, une de mes meilleures amies, Marguerite BERVOETS, dite familièrement Guibout, était décapitée à la hache en Allemagne, à Wolfenbüttel, après deux ans de captivité. Le coup fut affreux et pourtant je m’y croyais préparée. Mais est-on jamais préparé à la brutale évidence de la perte d’un être cher ? Cependant la ferveur de l’amitié se croit suffisamment efficace pour faire revivre –lointain et proche tout ensemble– le visage de l’amie perdue.
Nous nous sommes rencontrées en Bretagne, au hasard d’un changement de places dans l’autocar qui transportait, fin juillet 31, les vingt excursionnistes des « Amitiés françaises » de La Louvière. Bien que modérément sociable de nature, j’accordais tout de suite ma sympathie à cette inconnue, une grande fille brune de 17 ans (j’en avais 19), aux yeux malicieux, au visage rieur, aux cheveux ébouriffés ; elle se mit à bavarder avec aisance, comme si elle me connaissait depuis longtemps, et ma timidité fondit aussitôt.
J’appris qu’elle allait entrer en Rhétorique au Lycée de Mons, qu’elle étouffait dans la vie provinciale et qu’elle entrevoyait comme Terre Promise, son futur séjour à Bruxelles, le béret d’étudiante sur l ‘oreille et la minerve casquée des philologues au revers du manteau. Je venais de terminer la 2ème candidature en philologie romane et aux yeux de cette lycéenne enthousiaste, j’apparaissais comme un être merveilleux qui deux fois déjà, avait victorieusement affronté le « tapis vert » ! Notre amour commun des Lettres acheva de sceller cette amitié éclatante.
Au cours du voyage, nous avons passé une soirée inoubliable à Angers, où deux adolescentes, l’esprit échauffé par le « joyeux vin d’Anjou » échangèrent des propos délirants et sublimes, comme on peut le faire à cet âge ! Il en est resté un poème : « Douceur angevine » qui m’était dédié. Pour ces compagnes, elle était déjà « Guibout la poétesse. » Quant à moi, j’avais écrit quelques vers, que je cachais jalousement. Ce dernier trait nous lia définitivement. Nous fîmes le serment de rester amies jusqu’à la mort. Ce serment devait être tenu.
Il s’en suivit une correspondance échevelée, mais affectueuse, où elle épanchait les trésors de son âme ardente, de son esprit toujours en quête de beauté, de sa conception idéaliste de la vie. Correspondance non exempte d’amertume, car elle sait déjà, de science certaine, que la vie n’est pas faite à la mesure d’un être exceptionnel. C’est l’époque (1932) où elle publie un recueil de poèmes : « Chromatisme » où se mêlent élans sincères et réminiscences littéraires, comme dans toute œuvre de jeunesse. Dans un poème, « Vixi », on est glacé de lire : « comme le condamné à mort tente encore de se disculper avant l’exécution capitale… » Il est atroce de penser que les deux derniers mots doivent être pris dans leur acception littérale. C’est aussi l’époque où son rêve se réalise : la lycéenne est devenue « plume » à l’ULB et un billet débordant d’allégresse m’annonce la grande nouvelle. Il va sans dire qu’elle fit, en romane, de brillantes études, terminées par une « grande distance » et couronnées par une thèse sur André FONTAINAS.
Pendant les années qui suivirent, notre correspondance se ralentit un peu, d’abord parce que pendant un an nous fûmes ensemble à l’ULB, puis à cause de son travail, du mien, de son séjour à Cambridge, de mon mariage, mais de temps en temps une lettre toujours enthousiaste venait raviver nos effusions. Puis ce fut la guerre.
Jusqu’alors la littérature avait été sa seule passion. A présent un autre destin se dessinait pour elle, dont toutes les forces vives allaient se diriger dans une voie nouvelle. Après avoir subi les affres de l’exode de mai 40 et revenue à Bruxelles saine et sauve, j’envoyai un bref message à tous mes amis, afin de savoir comment ils avaient traversé les évènements. J’étais particulièrement inquiète pour Guibout, qui alors habitait Tournai, ville très éprouvée par les bombardements. Elle me répondit aussitôt qu’elle était bien vivante et heureuse de savoir que j’avais eu la même chance.
A partir de ces « retrouvailles » elle vint nous voir assez souvent, dans la mesure où son travail (elle enseignait à l’Ecole Normale de Tournai) et les exigences parfois curieuses des occupants le lui permettaient. Ce qu’elle aimait en nous, c’est que nous étions parmi ceux – ils n’étaient pas si nombreux- qui dès 1940 croyaient déjà en la victoire des Alliés. Je suis fière de le dire, je suis fière de me souvenir que notre patriotisme répondait au sien, et que dans ce domaine comme dans les autres nous pensions et nous sentions de même.
Comme en témoigne une de ses lettres, elle avait d’abord été déçue par une certaine apathie de sa ville et elle venait, disait elle « allumer le falot tournaisien à la torche bruxelloise », puis la situation changea : elle aperçoit « des étincelles sous la cendre », qu’elle s’applique aussitôt à ranimer ; elle en fera un grand feu qui finalement la consumera. Désormais notre correspondance prit une tournure différente : il n’était plus question de littérature, mais de provisions ! Elle nous apportait des quantités de « navets », terme qui désignait des journaux clandestins (elle avait fondé « La Délivrance »). De notre côté, nous lui expédions, pour elle et ses amis « qui en réclamaient à cor et à cri » des « bibelots », ce qui signifiait des insignes français à croix de Lorraine (car nous étions tous des gaullistes inconditionnels…) Nous diffusions ses journaux et elle emportait dans le même but des tracts humoristiques qui faisaient sa joie. Mais ces amusettes n’étaient qu’une partie infime de ses activités secrètes. Si nous nous contentions, vu nos modestes aptitudes dans ce domaine, de faire partie seulement des « troupes auxiliaires », elle au contraire s’était donnée à fond à la résistance active. Espionnage, aide aux parachutistes, recel d’armes, elle a tout fait, avec cette ardeur qui la caractérisait, mais qui peu à peu la menait à sa perte. Après une de ses visites, mon mari m’a dit d’un air soucieux : « Ton amie risque d’avoir de graves ennuis ».
Les lettres de cette époque sont bien différentes de celles des années 30. D’abord, son écriture comporte trop souvent des lignes descendantes : fatigue ? désenchantement ? Puis, fini les confidences ! Des propos ironiques, le plus souvent à sens caché, mais ne révélant rien de précis. Verbalement non plus elle ne racontait rien. Nous avons compris qu’elle avait un « chef » qui la protégeait, tout en se plaignant de sa « folle témérité ». Nous n’avons jamais connu son identité. Elle nous dit seulement que son activité d’espionnage remontait à la guerre de 14-18, qu’il était fort et rusé, et que plusieurs fois arrêté, il avait toujours réussi à s’échapper.
La dernière visite de Guibout date du 13 juin 1942. Puis ce fut le silence. J’écrivis à sa mère, je n’eus pas de réponse (je sus plus tard qu’elle n’avait jamais reçu ma lettre). Nous avons appris son arrestation le 23 septembre : ce fut un jour terrible ! Je brûlai quelques lettres récentes qui auraient pu la compromettre au cas où l’on perquisitionnerait chez nous. J’en conservai une, qui ne pouvait pas lui nuire, n’étant pas datée et ne contenant que des propos voilés : « Chère Lucy, je passerai dans la journée de samedi. La lumière ne perce pas encore les nuages, mais on perçoit déjà son intensité magique. Courage ! Bonnes amitiés. Guibout. » Cette courte lettre sur papier rose, c’est son dernier sourire (ce sourire radieux que nous ne verrions plus jamais)
Un de ses professeurs, Mme BALASSE – DE GUIDE, dans le livre qu’elle lui a consacré en 1949, relate les stations de son calvaire : Ath, Tournai, Mons, Essen, Mesum en Westphalie, Leer, Osnabrück, Brême, Brunswick, Wolfenbüttel, où elle fut exécutée à la hache, supplice qui après tant d’années, nous glace encore d’horreur. Mais son souhait : « pourvu que je ne meure pas décrépite » a été exaucé. Morte à 30 ans, elle n’aura connu ni les soucis de la maturité, ni les disgrâces de la vieillesse. Elle restera dans nos mémoires jeune et belle, à jamais.

( Octobre ’84, 40 ans après) signé : Lucy LEROY.
Source : Papiers LEROY, déposés au CEGES




(Mme LEROY, née Lucy THIBAUT à Ixelles le 15 août 1911, a été pendant plus de dix ans une amie intime de Marguerite BERVOETS. Elle habita à Ixelles, au 57 de la rue du Collège. Docteur en philologie romane et professeur, elle est l’auteur de l’ouvrage Henri Maubel et son temps Renaissance du Livre 1957. Prix des Amitiés françaises. Le 6 novembre 1984 elle a offert les lettres que Marguerite lui a adressées ainsi que l’Histoire d’une amitié, au CEGES. Elle est décédée le 24 novembre 1996)

Anne-Romaine FONTAINAS: Souvenir d'une amitié inaltérable


In Memoriam Marguerite BERVOETS 1914-1944

Anne-Romaine FONTAINAS


Profonde et confiante amitié que rien jamais N’ALTERERA


1936. Un jour de mars (le 14 exactement), mon Père reçoit une lettre de « mademoiselle Bervoets, étudiante en licence lettres et philosophie à Bruxelles qui prépare une étude sur son œuvre poétique.» Dès le lendemain, André Fontainas répond avec sa bienveillance accoutumée, gardant par de vers soi une vive curiosité. La suite ne tarde guère : dès le 19, deuxième lettre de Bruxelles et, le lendemain, réponse parisienne. Puis, c’est le 31, (seulement !) qu’arrive la troisième missive de Marguerite Bervoets « qui n’aurait pas reçu ma réponse du 20 » et, le 3 avril, nouvelle lettre de mon Père. Ensuite arrivent les vacances de Pâques (15 jour de silence !!) mais, persévérance bi-latérale, la correspondance reprend dès le 17 avril et, désormais, s’échangera sans difficulté : Marguerite posant de pertinentes et respectueuses questions auxquelles André Fontainas répond avec un profond sentiment de vérité sincère.

Et arrive le 27, cette note dans le « carnet de faits quotidiens » tenu par le poète : « visite de mademoiselle Bervoets » suivie, le 29, par celle-ci… « vers 6 heures, rentre Anne-Romaine avec mademoiselle Marguerite Bervoets – goûtons ; elle part à 9 heures » Quelle superbe preuve de la naissance rapide, quasi immédiate, d’une profonde et confiante amitié que rien jamais n’altérera. Marguerite est aussi le prénom de ma Mère, je suis la contemporaine de cette « jeune étudiante » et, avec « Papa », nous formons un « trio » auquel elle s’attache sans réserve. Elle apprécie notre bonheur vécu dans une union parfaite vouée, sans aucune concession, uniquement à la recherche et au culte de toute beauté artistique ou intellectuelle. Marguerite Bervoets nous a, d’emblée, considérés comme l’emblème parfait de ses aspirations passionnées, trouvant, au 21 av. Mozart (dans notre appartement clair et ensoleillé, toujours fleuri et accueillant, ayant une vue superbe sur les premiers arbres du Bois de Boulogne tout proche) ce qui était pour elle l’image parfaite de la famille selon son cœur. De notre côté, nous avons, nous trois, compris immédiatement quel être exceptionnel venait d’entrer dans le cercle de nos vrais amis, nous qui n’avions noué aucune relation avec la mode ou les relations mondaines ou intéressées !

Marguerite (évidemment) ne peut venir à nous que (trop) rarement, mais, à chacun de ses passages et de ses longs et fructueux entretiens avec André Fontainas et même ma mère, nous sortons ensemble nous « enivrant » ensemble de belles musiques, de beaux tableaux, de belles promenades dans Paris pour, ensuite, « rentrer à la maison » où mes parents sont heureux de nous écouter leur raconter nos joies si simples mais profondes.
Parfois, « Maman » fait quelque photo sur le balcon qui cerne l’appartement et sur l’une d’elles (dont je vous envoie un agrandissement tant je l’aime) On peut, dès le premier regard, voir en Marguerite sa droiture, sa fermeté fervente envers toute sincère et libre pensée ou manière de vivre.

Hélas, bientôt, ses lettres (de plus en plus confiantes et, pour elle, un peu apaisantes par les réponses ou conseils d’André Fontainas) attestent ses différends avec sa mère dont les désirs sont si totalement différents des siens propres quant à l’établissement de son avenir qu’elle souhaite, elle, si « riche » en profondes et sincères et belles expressions de l’accomplissement libre et total d’elle-même ! Tout cela sans se cacher à elle-même un presque constant regret d’avoir « déçu » sa mère avec laquelle les discussions sont si houleuses dans l’incompréhension réciproque !

Et la correspondance continue, la guerre arrive, le courrier se fait rare, la Belgique s’est montrée courageuse et rebelle, la France, hélas, est vaincue, occupée, mais, par bonheur, elle aussi « résistante » ; arrive une carte « interzone » admise et contrôlée par l’occupant ; nous sommes tous trois si heureux de revoir enfin l’écriture de Marguerite. Elle nous dit avoir actuellement une « nouvelle activité passionnante » … et puis, de nouveau un silence angoissant.

… quand nous parvient, après la fin de la guerre seulement, l’horrible nouvelle, nous ne pouvons que pleurer notre grande amie, admirer la grandeur de son sacrifice, et comprendre, ce que déjà, annonçait la fière détermination de sa dernière missive…



(Anne-Romaine FONTAINAS, habita toujours, sans interruption, dans sa maison de naissance, située Avenue Mozart 21 à Paris, nous a écrit ce tendre souvenir en juin 2003. Elle est décédée le même jour de l'année que Marguerite en 2007).

Marguerite Bervoets: Douceur angevine, Août 1931


In Memoriam Marguerite BERVOETS 1914-1944



DOUCEUR ANGEVINE
A mon amie Lucy THIBAUT.

Nostalgie de vivre au son des carillons,
A l’ombre des manoirs au donjon symbolique
De contempler, au fonds des douves romantiques,
Le clignement lointain, furtif, d’un lumignon.

Obsession de vingt tours noires sur le ciel gris !
Plus familièrement, le pont-levis résonne,
Chétif, près du rempart, un vieux saule frisonne,
La sève bat plus vite en son cœur rabougri.

Un pas grêle et rêveur, sans fracas métallique,
Vient éveiller, ce soir, les échos assoupis,
Pour voir surgir, sans peur, des ténèbres épiques
Les vainqueurs arrogants des manoirs ennemis.

Et il perçoit, scrutant les ténèbres épaisses
L’’eau froide qui susurre et glisse à l’infini
Et parfois l’ombre austère et morne d’une abbesse
Qui, aux couples des siens jette un soupir marri…
Puis, il s’arrête encor, guettant avec envie,
Bien au-delà des rudes murs infranchissables,
Comme aux soirs révolus de mémorable orgie
Le joyeux vin d’Anjou ruisselant sur les tables.


Septembre 1931.


Andrée BERVOETS herinnert zich


In Memoriam Marguerite BERVOETS 1914-1944


Andrée BERVOETS

EINDELOZE BEWONDERING EN PIJN:

Guibout, die tien jaar ouder was dan ik, was voor mij zoals een zeer geïdealiseerde oudere zus, een beetje mysterieus en ietwat veraf. De verplichtingen van onze ouders en de geografische afstand verminderden de gelegenheden elkaar te ontmoeten, maar deze ontmoetingen waren steeds met verbazing getint.
Ze deed me haar bibliotheek ontdekken, maakte mij deelachtig in haar geestdrift. Soms leende ze mij een van haar mooie boeken uit. Daarover was ik zeer fier. Als studente kon ik op haar cultuur als romanist beroep doen voor bepaalde opzoekingen. Ik bezit nog het mooie geschenk dat ze mij gaf aan het einde van mijn humaniora om mij te feliciteren en aan te moedigen om een literair regentaat te beginnen. Ze gaf mij zelfvertrouwen. Ik kreeg het groen licht van mijn ouders. Het was in 1941. De gebeurtenissen namen toen een versnelde loop…
Onze laatste ontmoeting dateert van januari 1942 tijdens de rituele nieuwjaarsmaaltijd. Het is dan dat wij ontdekten hoe ver zij in de Weerstand geëngageerd was. Mijn vader, oorlogsinvalide van 14-18, merkte nogal op dat men niet zomaar lichtvaardig zich kan opofferen. Haar repliek liet niet op zich wachten: “Onkeltje, hoe onnuttiger, hoe schoner” Dat was haar lijfspreuk; zij heeft ze tot op het einde toegepast, ons aldus in angst, bewondering en eindeloze pijn dompelend.

(Mevrouw Andrée BERVOETS uit Mons, nicht van onze heldin, erelerares, schreef dit ontroerende Souvenir in mei 2003).
Afbeelding: Marguerite als kind.