Hachette/Stock 1979 301 pages« Je dédie ce livre au bien-aimé peuple khmer dont les souffrances n’ont pas d’équivalence dans l’histoire de l’Humanité et dont l’agonie actuelle est due à l’affrontement inextinguible de deux communismes. »
Norodom Sihanouk du Cambodge
« C’était le pays du sourire…Par quel obscur cheminement Phnom Penh, une cité fabuleuse, florissante, agréable à vivre, s’est-elle muée subitement en agglomération fantôme ? Comment une société complexe, hiérarchisée, fortement attachée aux valeurs morales du bouddhisme, prêchant la non-violence et le respect d’autrui, brutalement écartelée, a pu se dissoudre dans une barbarie aux dix milles visages ?
L’étranger s’interroge et ne comprend pas. Interloqué, abasourdi par les témoignages concordants de ces centaines de milliers de réfugiés qui n’apprécient pas les « délices» du nouvel ordre, l’exégète cherche une analyse, fourbit des analyses.
Les évènements des quatre dernières années eurent un témoin de premier ordre : le prince Norodom Sihanouk ; de janvier 1976 à janvier 1979, l’ancien chef de l’Etat a vécu – ou plus exactement a survécu – à Phnom Penh en résidence surveillée, d’abord au plais khémarin, résidence des hôtes d’Etat, puis dans une villa proche du Palais royal.
Il brosse un portrait réaliste et sans concession des Khmers rouges, de leurs dirigeants qu’il ramène à quatre – Saloth Sâr (alias Pol Pot), Ieng Sary et leurs épouses, et aussi de leurs cruels « yotheas » (leurs hommes de main). Il analyse ce qui rapproche le maréchal Lon Nol, ancien président d’une république pro-américaine, et le Khmer rouge et très pro-chinois Pol Pot, dans leur commune vindicte antivietnamienne, et les néfastes conséquences qui s’ensuivirent pour le peuple cambodgien, désormais ballotté entre les hégémonismes contradictoires de deux communismes.
Faut-il pour autant désespérer de l’avenir ? Le prince Sihanouk ne le croit pas. Il esquisse les grandes lignes d’un projet destiné à restaurer la paix et l’indépendance pour son pays, dans le respect, internationalement garanti, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. » (Préface de Gérard Brissé - résumée)
Nadja sagt : Eine, sehr begreiflich gefühlsgeladene, Abrechnung, gewiß. Gleichzeitig ein Zeugnis daß unumgänglich ist und keineswegs die propagandistische Version Hanois und der modernen Revisionisten der Ereignisse bestätigt!

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